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Au détour des bâtiments prestigieux, déambulez parmi les rutilantes machines textiles qui ont collaboré au prestigieux passé lainier de Verviers ! Vous découvrirez notamment l’Harmonie, le Grand-Théâtre de Verviers (où de grands Artistes se sont déjà produits), la Place Verte de Verviers ou encore l’Hôtel de Ville. Un plongeon plus que pétillant dans une ville qui ne demande qu'à l'être...
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La Machine à vapeur - (Production d’énergie)
Fabrication : ateliers GARDIER Frères, Dison, années 1900
Origine : Gardier Frères, Dison
La Vesdre et le Canal des Usines fournissaient l’eau nécessaire au traitement de la laine et des draps mais aussi la force motrice pour les roues à aubes. Pendant le 19e siècle, la vapeur ne supprime pas entièrement ce type d’énergie mais elle s’y ajoute.
A Verviers, les deux premières machines à vapeur de type Watt sont achetées, en 1816, par Henri Sauvage, fabriquant de draps et par James Hodson, fabricant de mécaniques textiles et beau-fils de William Cockerill.
Ce type de machines à vapeur rotatives permet de transformer, grâce à une bielle, le mouvement alternatif du piston en mouvement circulaire. Des courroies transmettent l’effort moteur aux machines textiles.
L’utilisation des ces machines évitait la stricte localisation exigée par la force hydraulique et, de plus, elle était source d’une formidable puissance motrice.
Décatisseuse pour tissus - (Machine d’apprêts)
Fabrication : KETTLING ET BRAUN, Crimmitschau, 1938
Origine : APPRETS DEFORGES, Dison
Le décatissage a pour but de délustrer (lorsque nécessaire), de fixer le tissu afin qu’il ne se déforme pas à l’usage et enfin d’augmenter la douceur en faisant gonfler le tissu. Lors de ce processus, le tissu est enroulé autour du gros cylindre. Chaque couche de tissu est séparée par une couche de molleton qui se déroule du rouleau situé en dessous. La vapeur sort par les perforations. A la fin du processus, la machine tourne à l’envers et on redépose le tissu.
Le Marchand de Ploquettes (Lu Martchand d’Ploquètes)
Auteur : Louis-Pierre Wagelmans, 1999
Matière : bronze
Cette statue contemporaine représente un personnage populaire qu’on pouvait croiser naguère dans les rues de Verviers. Il s’agissait d’une sorte de représentant de commerce, un placier qui allait proposer sa marchandise chez les lainiers. Il transportait et présentait ses échantillons venus d’Argentine, du Chili, d’Australie et du Cap, contenus dans des cylindres de papier bleu. Vers 1950, ils étaient encore près de 200 à Verviers. « Il y avait tellement de filatures à visiter qu’il fallait une semaine pour en faire le tour. La parole était d’or et les parties engagées pour des millions, même quand les cours évoluaient, les respectaient. » (Roger KRINGS).
Le sens premier de l’expression « ploquettes » se rapporte aux déchets provenant des loups-cardes c’est à dire des premières machines d’épuration. Ces déchets contenaient beaucoup de matières végétales et autres impuretés, ils devaient être carbonisés avant leur réintroduction dans la fabrication. Les fameux cylindres de papier bleu pouvaient contenir des ploquettes mais très souvent il s’agissait d’échantillons de laine.
Louis-Pierre Wagelmans a imaginé un marchand de ploquettes, tel qu’il apparaissait avant la dernière guerre, à la silhouette joviale, élégante avec son chapeau melon, son manteau à l’anglaise, sa moustache typique et au bout du bras ses échantillons cylindriques.
Cette statue symbolise l’éclat de l’industrie florissante de la laine à Verviers.
Essoreuse pour laines - (Machine du processus de lavage)
Fabrication : ateliers COLETTE, Dolhain, 1914
Origine : S.A. TRAITEX, Verviers
Machine servant à l’essorage, préalable au séchage. Le but est d’enlever le plus d’eau possible afin de raccourcir le temps de séchage du drap. Les pièces sont placées dans un tambour perforé qui tourne sur un axe vertical afin d’extraire l’eau par la force centrifuge. Cette essoreuse ne convenait pas aux tissus délicats, trop sensibles aux plis. Une essoreuse à tambour était alors utilisée.
Laveuse de laines « Léviathan » - (Machine du processus de lavage)
Conception : Eugène MELEN, 1863
Fabrication : ateliers V. CHARPENTIER, Dolhain, 1948
Origine : LAVOIR ET CARBONISAGE de Dolhain
Le monstre biblique a inspiré la curieuse dénomination « Léviathan » pour cette machine textile. A l’époque de sa conception, dans les années 1860, c’était le nom du plus grand navire existant. L’association entre la longueur exceptionnelle du bateau et celle des bacs successifs a généré l’image. Eugène Mélen, mécanicien verviétois, a créé et mis au point une « désuiteuse-rinçeuse », en 1863. La laine passe dans plusieurs bacs rectangulaires successifs dans lesquels elle subit différents bains : trempage, désuintage et dégraissage par eau chaude additionnée d’alcalins : savon de Marseille et carbonate de soude, rinçage. Des râteaux touilleurs poussent la matière de l’arrière vers l’avant et l’agite pour mieux en dégager les impuretés qui sont récoltées dans un double fond perforé. Entre chaque bac, une presse empêche les résidus de transiter. Le dernier comprimeur exprime l’eau avant le séchage afin d’économiser l’énergie.
Laveuse de tissus - (Machine d’apprêts)
Fabrication : ateliers RAXHON, Theux, années 1950
Origine : APPRETS DEFORGES, Dison
Machine dont le but est d’enlever du tissu les impuretés diverses (poussières, produits d’encollage) qui y subsistent. Cette laveuse se compose d’un bac fermé qui reçoit le drap roulé en boyaux et dans lequel est introduit de l’eau froide pour le trempage puis de l’eau chaude à laquelle on ajoute du savon, de l’ammoniaque et au carbonate de soude. On termine à l’eau froide puis on rince lentement pour ne pas former des flocons qui pourraient rester dans le tissu. Parfois, on ajoute dans le bain un acide acétique pour aviver les colorants.
Décatisseuse pour fils - (Machine du processus de filature)
Fabrication : ateliers ONDERKA, Görlitz, années 1930
Don de l’INSTITUT SUPERIEUR INDUSTRIEL, Verviers
Cette opération a pour but de fixer la torsion du fil afin qu’il ne vrille pas lors des opérations ultérieures et qu’il retrouve son taux d’humidité naturel. Le processus s’opère sur fuseaux de filature avant la mise sur cône, l’ourdissage et le tissage. Les fuseaux placés dans des paniers perforés sont introduits dans la cuve fermée où l’on fait passer de la vapeur.
Fouleuse à maillets - (Machine d’apprêts)
Fabrication : ateliers VALENÇON père et fils, Hodimont, années 1860
Don de l’INSTITUT SUPERIEUR INDUSTRIEL, Verviers
Machine servant au foulage du drap de laine dont les fils de chaîne et de trame se resserrent sous l’action du martèlement. Le foulage a pour effet de donner de la solidité et de l’élasticité à l’étoffe. Il provoque également le rétrécissement de la pièce ainsi qu’une augmentation de son épaisseur. La pièce est placée dans un bac rempli d’un mélange d’eau, d’urine et de terre à foulon. Elle est ensuite frappée par des ‘maillets’ ou ‘pilons’. Le mécanisme était commandé par une roue hydraulique, d’où la nécessité de se trouver à proximité d’un cours d’eau.
Fouleuse de tissus - (Machine d’apprêts)
Fabrication : ateliers RAXHON, Theux, années 1950
Origine : APPRETS DEFORGES, Dison
Machine apparue en 1833 en remplacement de la fouleuse à maillets. Elle a permis une augmentation considérable de la production de draps. Grâce à elle, le resserrement des fils était beaucoup plus efficace. La pièce de tissu, cousue chef à queue, est entraînée entre des rouleaux tournants et pressants. Cette machine se compose d’un bac fermé en bois contenant de l’eau chaude additionnée de savons, d’alcalis, d’urine et de terre à foulon. Le foulage s’utilise presque toujours en cardé, rarement en peigné. Après foulage, on ne doit plus voir le « canevas » du tissu.
Cette machine était aussi appelée « Fouleuse Polka ». Sur le premier exemplaire, l’ouvrier avait placé un petit pantin (à moins qu’il ne s’agisse du régulateur de la machine) et, à la suite des vibrations de la machine (peut-être mal équilibrée), ce pantin se trémoussait comme s’il dansait la polka.
Presse cylindrique pour tissus - (Machine d’apprêts)
Fabrication : ateliers RAXHON, Theux, années 1950
Origine : APPRETS DEFORGES, Dison
Le pressage a un triple but : déplisser, resserrer et lustrer le tissu. Ce travail doit toujours se faire ‘à chaud’ pour garder la souplesse. Cette machine, apparue en 1847, succède à la presse à vis qui pressait le drap replié sur lui-même sous l’action du plateau presseur. Après être passé entre deux brosses qui nettoient et égalisent le duvet, le tissu mis à plat passe dans une cuvette concave où il est pressé par un cylindre. Le tout est chauffé à la vapeur. Le cylindre tourne lentement et provoque le frottement des poils de l’endroit du tissu sur la cuvette.
Le thème de cette fresque évoque le passé textile de Verviers, sous forme d’allégorie. L’œuvre du peintre verviétois Roland Materne a été reproduite dans les ateliers de la « Céramique de Welkenraedt ». Elle se compose de près de 4.500 carreaux de céramique. Les différentes étapes du processus de fabrication du drap de laine sont représentées. L’aspect intemporel des personnages laisse néanmoins transparaître un goût affirmé pour la peinture de la Renaissance italienne, perceptible dans la richesse des tons et la finesse des dessins. La singularité de l’œuvre réside dans la maîtrise d’un art figuratif en accord avec la sensibilité contemporaine.
Cette fresque symbolise le prestige d’une ville jadis centre lainier international.
Bac à teinture - (Machine à teinture pour tissus)
Fabrication : inconnue, années 1900
Don de la TEINTURERIE PIERRE BURHENNE, Ensival
Les pièces sont plongées dans des cuves chauffées contenant de l’eau, de l’urine, de l’alun de potassium et des produits colorants. La teinture peut s’effectuer à différents stades de la fabrication : en « bourre » pour la laine lavée, en écheveaux pour les fils ou en pièces pour les tissus unis.
Presse à laine - (Machine à presser les balles de laines)
(Cette machine est temporairement hors circuit suite à d’important dégât survenus lors d’intempéries.)
Il s’agit d’une caisse en bois aux parois amovibles. Le sac de jute est arrimé à l’intérieur puis rempli de laine. Un plateau métallique est abaissé par un système d’engrenages et de crémaillères. La laine est comprimée contre toutes les parois et forme une masse compacte et dure, facilement empilable et entreposable.